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Observatoire pour la justice migrante

Mobilisations et concertations

Coalition contre l’instrumentalisation de la laïcité

En cette période électorale, l’Observatoire des inégalités raciales au Québec (OIRQ), l’Observatoire pour la justice migrante (OPJM), la Fédération des femmes du Québec (FFQ), la Ligue des droits et libertés (LDL), l’Équipe Inclusion et diversité ethnoculturelle en éducation (IDEÉ) et l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC) ont corédigé une déclaration dénonçant l’instrumentalisation de la laïcité par le gouvernement sortant.

Les signataires réclament que les chef·fes de tous les partis politiques s’engagent à promouvoir une conception de la laïcité respectueuse des droits humains, et à abroger les lois 21, 94 et 9 si leur parti forme le prochain gouvernement.

C’est le moment de faire entendre cette voix collective. Nous invitons les groupes et les individus à signer la Déclaration d’ici le 21 septembre 2026, date à laquelle nous la rendrons publique avec la liste complète des signataires. Les appuis continueront ensuite de s’accumuler.

Chaque voix compte, et chaque partage aussi! 

Faites circuler largement au sein de vos réseaux.

Qu’est-ce que La Coalition contre l’instrumentalisation de la laïcité?

La Coalition, lancée en septembre 2026, est composée de groupes de la société civile québécoise. Ces groupes unissent leurs voix afin de dénoncer l’instrumentalisation de la laïcité de l’État et de l’égalité entre les genres. Ils plaident pour une conception de la laïcité qui soit inclusive et respectueuse du pluralisme et des droits de toutes et tous.

Dans le contexte de l’actuelle campagne électorale québécoise, la Coalition porte une déclaration demandant aux chef·fes des différents partis politiques de s’engager à abroger les lois 21, 94 et 9 si leur parti forme le prochain gouvernement.

La Coalition œuvrera aussi à documenter les impacts de ces lois et des discours qui y sont associés. Elle offrira du soutien aux personnes directement touchées.

Contexte

En 2019, le gouvernement québécois a adopté la Loi sur la laïcité de l’État (loi 21), qui interdit à certains membres du personnel de l’État, notamment les enseignant·es, les juges et les policier·ères, de porter des symboles religieux dans l’exercice de leurs fonctions.

Depuis 2025, le gouvernement a considérablement élargi ces restrictions en adoptant les lois 94 et 9. L’interdiction du port des symboles religieux a notamment été étendue au personnel des écoles publiques, des écoles privées subventionnées et des services de garde publics ou subventionnés.

Le gouvernement a chaque fois utilisé les clauses dérogatoires des chartes québécoise et canadienne afin de limiter les possibilités de contester ses lois sur la base de violations des droits et libertés. La Coalition contre l’instrumentalisation de la laïcité dénonce cet usage abusif des clauses dérogatoires qui affaiblit le régime québécois de protection des droits humains.

Effets documentés

L’effet direct des lois sur la laïcité de l’État est d’exclure de nombreuses personnes – et en particulier les femmes musulmanes – de plusieurs aspects de la vie publique. Entre autres :

des travailleuses ont fait l’objet de licenciements;

des étudiantes ont été forcées de reconsidérer leurs ambitions professionnelles; et

des parents ne peuvent plus s’impliquer auprès de l’école de leurs enfants.

Ces lois favorisent aussi un climat social nocif marqué par la normalisation de l’intolérance, de la discrimination et des atteintes aux droits de groupes minoritaires. Un rapport publié en 2024 révèle qu’à la suite de l’adoption de la Loi sur la laïcité de l’État, de nombreuses femmes musulmanes ont été confrontées à des milieux de travail plus hostiles et ont déclaré avoir perdu leur sentiment d’appartenance à la société québécoise.

L’ensemble de la population est aussi pénalisé, puisque les restrictions gouvernementales aggravent une pénurie de main-d’œuvre déjà existante dans les réseaux de l’éducation et de la petite enfance. Par ailleurs, le gouvernement s’entête à fragiliser la portée de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et à présenter la clause de dérogation comme un outil banal, bien qu’elle permette de bafouer des droits et libertés conquis au cours de décennies de luttes au Québec. Cette approche ouvre la voie à des atteintes futures aux droits de l’ensemble de la population québécoise.

Contacts médias (membres fondateurs)

Observatoire des inégalités raciales au Québec (OIRQ)

Safa Chebbi

Fondatrice et coordonnatrice générale

contact.oirq@gmail.com

Observatoire pour la justice migrante (OPLJM)

Amel Zaazaa

Cofondatrice et directrice générale

amel.zaazaa@opljm.org

Équipe Inclusion et Diversité Ethnoculturelle en Éducation (IDEÉ)

Julie Larochelle-Audet

Professeure, Faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal

julie.larochelle-audet@umontreal.ca

Fédération des femmes du Québec (FFQ)

Isabelle Rodrigue

Responsable des communications

communication@ffq.qc.ca

Ligue des droits et libertés (LDL)

Claude Rioux

Responsable des communications

communication@liguedesdroits.ca

Association canadienne des libertés civiles (ACLC)

Alex Nanoff

Responsable des communications

media@ccla.org

Courriel de coordination de la Coalition :

coalitionlaicite@gmail.com

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