Observatoire pour la justice migrante

Donia Zahir

Donia est webmestre, designer web et graphiste à l’Observatoire pour la justice migrante. Avec plus de douze années d’expérience en design numérique et en communication visuelle, elle met son expertise au service de la création et de la diffusion de nos outils numériques et imprimés. Installée à Montréal depuis six ans, Donia s’est spécialisée dans la conception de sites web, d’identités visuelles et de supports graphiques qui allient esthétique, fonctionnalité et accessibilité. À l’OPLJM, elle développe et maintient notre site internet, adapte nos publications et conçoit des visuels pour nos campagnes et événements. Son travail vise à rendre nos contenus non seulement attractifs, mais surtout accessibles et mobilisateurs pour différents publics. Son parcours professionnel l’a amenée à collaborer avec des secteurs variés, de l’automobile aux arts en passant par le transport et le divertissement. Cette diversité lui confère une grande polyvalence et une sensibilité particulière pour traduire des enjeux complexes en messages visuels clairs et engageants. En 2024, elle a fondé Tok’n Agency, une agence web et design qui accompagne organismes et entreprises dans le développement de solutions numériques et visuelles sur mesure.

Alexi Vicken Kayayan Alvarado

Ses origines familiales arméniennes et latino-américaines, ont amené Alexi Vicken Kayayan à s’interesser aux migrations, aux diasporas, à la mémoire des personnes migrantes ainsi qu’aux enjeux de justice qui les concernent. Il est docteur (Ph. D.) en anthropologie de l’Université de Montréal, où il a également complété une maîtrise (M. Sc.) en anthropologie. Auparavant, il a obtenu un baccalauréat (Licenciature) en anthropologie sociale à la Universidad del Valle de Guatemala. Sa recherche doctorale a porté sur les parcours migratoires de réfugiés syriens-arméniens installés au Liban et au Québec, tandis que ses travaux antérieurs se sont concentrés, entre autres, sur l’expérience de migrants palestiniens en Amérique centrale. Il a mené divers terrains au Guatemala, au Salvador, au Québec et au Liban. Il est actuellement chargé de cours au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal et se joint à l’Observatoire pour la justice migrante à titre de chercheur collaborateur, où il développera plus particulièrement l’axe sur la justice migrante et la justice climatique, un sujet qui l’interpelle profondément.

Meritxell Abellan Almenara

Meri est candidate au doctorat à l’Université de Montréal, où elle explore les intersections entre le droit pénal, la détermination de la peine et le contrôle de l’immigration. Sa thèse se concentre sur le rôle de l’inadmissibilité criminelle dans la détermination de la peine des non-citoyens criminalisés au Canada, une question touchant à la justice pénale et aux droits des migrants. Avant de se plonger dans le monde académique, Meritxell a accumulé plusieurs années d’expérience en tant qu’avocate de la défense pénale. Elle a également travaillé pour la défense des droits des peuples autochtones au sein d’une organisation à but non lucratif. Ces expériences ont enrichi sa perspective académique, lui permettant de relier théorie et pratique dans ses recherches. Passionnée par la pénologie, le droit pénal, l’emprisonnement et les droits de l’homme, Meritxell s’efforce de comprendre et de critiquer les systèmes de justice pénale et leurs impacts sur les populations marginalisées. Son parcours témoigne d’un engagement profond envers la défense des droits et la recherche de solutions équitables dans le domaine de la justice pénale. Ses travaux promettent d’apporter des contributions significatives à la réforme des systèmes de justice pénale au Canada et au-delà.

Cenour Oechslin

Cenour est détentrice d’un baccalauréat en sociologie et d’une maîtrise en sciences géographiques, tous deux de l’Université Laval. Son mémoire, codirigé par Adèle Garnier et Danièle Bélanger, porte sur les trajectoires d’insertion en emploi des mères de familles demandeuses d’asile arrivées dans la région de Québec depuis 2017. Ses recherches explorent les façons dont les besoins du marché du travail en territoire régional rendent plus perméable la frontière entre migration humanitaire et migration de travail, créant ainsi de nouvelles catégories de travailleuses précaires. Ses travaux mettent aussi en lumière les formes d’agentivité dont font preuve les femmes en situation de migration forcée. Les intérêts de Cenour pour l’immigration temporaire au Québec et au Canada l’ont également conduite à participer à divers projets de la chaire de recherche du Canada sur les dynamiques migratoires mondiales (DYMIG), notamment au projet PARTEMP par la réalisation d’un stage de recherche MITACS Accélération (CRSH) en collaboration avec le Centre Multiethnique de Québec. Chenour a réalisé sa maîtrise grâce à des bourses octroyées par la Chaire DYMIG, l’ÉDIQ et le CÉLAT. Elle travaille également pour la banque d’interprètes de la Capitale-Nationale et pour Rebâtir en langues kurde et farsi pour des personnes migrantes.

Amel Zaazaa

Amel navigue depuis plusieurs années entre les milieux communautaires, académiques, culturels et artistiques, en croisant ces sphères pour y insuffler sa passion pour la justice sociale. Cofondatrice et directrice générale de l’Observatoire pour la justice migrante (OJM), elle en est la force motrice depuis sa création. Originaire de Tunisie, Amel a œuvré pendant une dizaine d’années comme gestionnaire culturelle et communicatrice, tout en étant profondément engagée dans la société civile tunisienne, dans le contexte charnière de la révolution de 2011. Installée à Tiohtià:ke (Montréal) depuis 2013, elle multiplie les engagements dans les mouvements féministes et antiracistes, en conjuguant ses compétences d’organisatrice communautaire, de stratège politique, d’autrice et de formatrice. Sa démarche est animée par un même fil conducteur : rendre visibles et accessibles les savoirs produits aux marges. Elle a ainsi accompagné de nombreux organismes dans l’intégration de pratiques féministes intersectionnelles et contribué à la création d’outils de formation. En 2019, elle a co-dirigé, avec Christian Nadeau, l’ouvrage collectif 11 brefs essais contre le racisme pour une lutte systémique (Éditions Somme Toute), qui a mené à une tournée d’éducation populaire à travers le Québec. Avant de se consacrer pleinement à l’OPLJM, Amel a occupé le poste de conseillère responsable du dossier des personnes sans statut et à statut précaire à la Ville de Montréal.